Un scrutin sur fond d’inquiétudes



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L’enjeu majeur de ce scrutin est, bien entendu, le taux de participation. Si le référendum sur la Constitution du 1er novembre dernier a enregistré un taux historiquement bas, avec 23,7% de participation seulement, les autorités, tout comme les partis participant à ce rendez-vous, s’attendent à un chiffre plus élevé.

C’est aujourd’hui que les électeurs se rendront aux urnes pour élire la nouvelle composante de l’Assemblée populaire nationale (APN). Une élection qui se tiendra, faut-il le rappeler, dans un contexte particulier, marqué notamment par le boycott de la majorité des partis de l’opposition, une fronde populaire qui s’exprimait par l’intermédiaire des marches hebdomadaires et qui ont été réprimées ces dernières semaines, et sous le régime d’une nouvelle loi électorale avec un nouveau système de vote.

L’enjeu majeur de ce scrutin est, bien entendu, le taux de participation. Si le référendum sur la Constitution du 1er novembre dernier a enregistré un taux historiquement bas, avec 23,7% de participation seulement, les autorités, tout comme les partis participant à ce rendez-vous, s’attendent à un chiffre plus élevé, dans la mesure où ces législatives pourraient éventuellement «intéresser» plus de monde. Mais dans quelle proportion ce scrutin va être plus important ? Difficile de le prédire.

Dans tous les cas de figure, plusieurs partis de l’opposition, les démocrates notamment, qui se sont regroupés au sein des forces du Pacte de l’alternative démocratique, ont décidé de boycotter ces élections. Le Front des forces socialistes (FFS) aussi, dont la direction s’est retirée de ce regroupement, boycotte ce scrutin. Quelle légitimité aura un scrutin sans les partis de l’opposition ? Le pouvoir en place ne semble pas se poser la question.

La participation des formations de la mouvance islamiste, en plus de celle dite «nationaliste», même si elle est fortement décriée – c’est le cas notamment du PFLN et du RND – ainsi que de quelques autres formations politiques, à l’image de Jil Jadid, qui prétend représenter la mouvance démocratique à cette élection, semble suffire pour le pouvoir en place. D’où, par ailleurs, les «craintes» exprimées par certains quant à une victoire des islamistes.

Ce qui, bien entendu, n’est pas évident en raison, et c’est l’inconnue de cette élection, de la forte participation des listes indépendantes. Il faut noter que pour la première fois dans l’histoire du pays, les «indépendants» sont plus nombreux que les partisans.

L’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) avait indiqué, avant l’entame de la campagne électorale, que 837 listes, sur un total de 1483, soit la majorité, sont «indépendantes». Beaucoup parmi ceux qui composent ces dernières, sont des transfuges de partis politiques de l’ancienne «alliance présidentielle», du personnel administratif ou, pour quelques-unes, venues du mouvement associatif.

A priori, tout semble indiquer que les «indépendants» auront une place à la future Assemblée. D’autant plus que la nouvelle loi électorale prévoit des aides financières au profit des candidats jeunes (moins de 40 ans) des listes indépendantes. Tout a été mis en œuvre par les autorités pour faire «réussir» ce rendez-vous, surtout en matière de participation, à commencer par tenter de dynamiser la campagne.

Et pour cela, elles ont décidé d’empêcher, à la mi-mai, c’est-à-dire juste avant le début de cette campagne, les marches du hirak qui, après un arrêt volontaire de plus de huit mois pour cause de Covid-19, avaient repris au mois de février dernier dans plusieurs wilayas du pays, dont la capitale.

C’est d’ailleurs dans ce climat émaillé d’interpellations et d’emprisonnements, qu’ont été organisés meetings et «actions de proximité» des différents candidats. Des arrestations qui se sont poursuivies même à la veille des élections. En tout cas, la campagne électorale, marquée aussi par des déclarations loufoques de certains chefs de parti politique, qui ont soit provoqué la risée, soit ont été dénoncées, ne semble pas avoir provoqué la cohue attendue par les candidats.

Si les partis politiques traditionnels, qui ont une certaine base donc, à l’image du PFLN, RND ou MSP, ont pu organiser quotidiennement des meetings, d’autres formations ont préféré opter pour des actions de proximité, en d’autres termes, des sorties dans les lieux publics, rues, entreprises… Certains parmi ceux qui se sont aventurés sur le terrain des meetings se sont retrouvés dans des salles presque vides.

Mais cela voudrait-il dire, pour autant, que le désintérêt est acté ? Et à quelle échelle ? En tout cas, les uns et les autres auront des réponses à l’issue des journées d’aujourd’hui et de demain (proclamation des résultats). Les élections législatives du 12 juin sont inédites à plus d’un titre. Les résultats le seront peut-être aussi…


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